
31 mai 2026
Par David Belanda Paluku
La voix du député Julio Makeusa Kambale résonne de nouveau sur la situation sécuritaire du Nord-Kivu.
L’élu appelle le pouvoir central à mettre fin sans condition à l’état de siège, mesure qu’il qualifie de “moralement indécente, politiquement absurde et civiquement aberrante”.
Pour le parlementaire, chaque jour supplémentaire sous ce régime d’exception enfonce davantage la province.
Il dénonce un bilan quotidien marqué par des massacres de civils, l’aggravation de la pauvreté, la précarité des familles et des déplacements massifs de populations.
“Une attitude criminelle”
Julio Makeusa pointe du doigt les autorités nommées à la tête des provinces, villes et territoires, elles ont pourtant juré de protéger la patrie et sa population, “même au prix du sacrifice suprême”. Or, selon lui, elles observent le désastre avec passivité et sans gêne.
“Cette attitude est criminelle”, martèle-t-il dans sa déclaration.
Un message aux institutions nationales
L’élu du Nord-Kivu n’attend qu’une seule réponse de l’Assemblée nationale et de l’Exécutif national : la levée pure et simple de l’état de siège.
“Nous disons STOP à l’état de siège”, conclut l’honorable Makeusa Kambale.
Instauré en mai 2021, l’état de siège reste au cœur des débats. Si le gouvernement le défend comme un outil militaire contre les groupes armés, des voix politiques et de la société civile dénoncent son inefficacité et ses conséquences sur les libertés publiques.
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