
À Kisangani, faire le plein devient un luxe. Le prix du litre d’essence a grimpé à 5 500 francs congolais à la pompe, selon Radio Okapi.
Cette nouvelle hausse, constatée ces derniers jours, touche directement le portefeuille des Boyomais déjà confrontés à la cherté de la vie.
Les stations-service ont affiché les nouveaux tarifs, provoquant une vague d’inquiétude chez les usagers.
La conséquence est immédiate sur le transport en commun.
Les conducteurs de taxi-moto, premiers consommateurs de carburant en ville, ont revu leurs prix à la hausse pour compenser.
Une course qui coûtait 1 000 FC passe désormais à 1 500 FC voire 2 000 FC selon la distance. « On n’a pas le choix.
Si on garde les anciens tarifs, on travaille à perte », confie un motard du rond-point du Canon.
Cette flambée impacte toute la chaîne économique locale.
Les ménages réduisent leurs déplacements et les commerçants répercutent le coût du transport sur les produits de première nécessité.
Étudiants, fonctionnaires et vendeurs du marché central dénoncent un coup dur pour leur pouvoir d’achat.
Le panier de la ménagère s’amincit alors que le mois est loin d’être terminé.
Pour l’instant, aucune communication officielle n’explique cette hausse ni n’annonce des mesures d’atténuation.
En attendant, les habitants de Kisangani s’adaptent comme ils peuvent, entre marche à pied et négociations serrées avec les taximen.
La question du carburant reste au centre des conversations dans les arrêts et les quartiers.
David BELANDA
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