
30 avril 2026
Aujourd’hui, la RDC ne célèbre pas un métier. Elle célèbre un pilier, la Journée nationale de l’enseignement honore les professionnels de la craie et force le pays à regarder son avenir en face : sans enseignant, pas de nation.
La craie, c’est la fondation :
Médecin, ministre, général, ingénieur… tous sont passés par le tableau noir, derrière chaque uniforme, chaque diplôme, il y a un maître, Le 30 avril rappelle une vérité simple : on ne construit pas un Congo fort avec des écoles vides et des profs oubliés.
Au Kivu, la craie saigne mais tient :
À Masisi, Rutshuru, Beni, des enseignants font classe dans des églises, sous des bâches, parfois sous les tirs. Les NU attendent la mécanisation.
Les NP attendent le salaire. Mais ils sont là. Chaque jour, Parce qu’abandonner la craie, c’est abandonner les enfants. C’est abandonner le Kivu.
Réfléchir à l’amélioration ? 3 chantiers pour honorer vraiment le 30 avril :
- La dignité par la paie :
On ne motive pas avec des hommages. On motive avec un salaire qui nourrit. Mécaniser, payer, revaloriser. L’enseignant n’est pas un bénévole.
- La sécurité pour enseigner :
Une école occupée par des hommes armés est une défaite nationale. Sanctuariser les salles de classe au Nord-Kivu, en Ituri, partout. Pas de paix sans école. Pas d’école sans paix.
- La qualité pour rivaliser :
La gratuité a ouvert les portes. Maintenant il faut des livres, des bancs, des labos, internet. Former les formateurs. Passer de l’accès à l’excellence. C’est la seule façon de gagner la bataille du développement._
Message du 30 avril :
Célébrer les enseignants, c’est bien. Investir sur eux, c’est vital, La craie ne demande pas des fleurs une fois par an, elle demande les moyens de bâtir le Congo tous les jours.
Sans la craie, pas de Congo, Que ceux qui tiennent la nation debout soient enfin tenus debout.
David Belanda – Kivu Press 24
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