
Kinshasa, 30 avril 2026
Visite stratégique ce jeudi 30 avril au Palais du Peuple. James Swan, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC et Chef de la MONUSCO, était face à Aimé Boji Sangara, Président de l’Assemblée nationale, Au menu : paix, sécurité, stabilisation. Trois mots qui pèsent lourd en RDC.
Le patron de la MONUSCO n’est pas venu pour les civilités. Il a salué le rôle clé du Parlement, Pour Swan, l’Assemblée nationale est le moteur de la cohésion.
Sans dialogue institutionnel fort, pas de paix durable. Message clair : les députés doivent porter les réformes, pas seulement les voter. Boji a pris note.
James Swan a sorti les textes.
Résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité, millésime 2025, Le mandat de la MONUSCO est musclé : protéger les civils d’abord, Ensuite pousser le DDR pour désarmer les groupes.

Troisième pilier : réformer la sécurité pour une armée républicaine. Dernier point : appuyer la diplomatie de paix, techniquement et politiquement. La MONUSCO ne quitte pas. Elle se recentre.
L’enjeu pour Boji Sangara ? Traduire l’appui onusien en lois et en contrôle. La protection des civils, c’est des budgets.
Le DDR, c’est des amnisties à encadrer. La RSS, c’est une loi de programmation militaire à défendre. Swan rappelle que la MONUSCO est là pour accompagner, pas remplacer. Mais sans Parlement debout, le mandat reste du papier.
Swan vient chercher Boji. La MONUSCO veut du concret, pas des communiqués. Résolutions 2773 et 2808 en main, Swan met l’Assemblée devant ses responsabilités.
La paix se vote autant qu’elle se négocie. Kinshasa est prévenue : le mandat 2025 est offensif. Aux députés de jouer, aux Congolais de juger.
David Belanda
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