
La colère monte dans les assemblées provinciales.
Les députés provinciaux de la RDC sortent du silence et dénoncent la non-exécution des instructions du président Félix Tshisekedi. En cause : neuf mois d’arriérés sur leurs émoluments.
Neuf mois sans salaire, neuf mois à siéger, contrôler l’exécutif provincial et voter les édits… sans être payés. Dans une déclaration rendue publique, ils pointent directement le gouvernement central.
Selon eux, le Chef de l’État avait déjà donné des instructions claires pour débloquer la situation.
Mais sur le terrain, rien ne bouge, Les caisses restent vides, Les élus provinciaux parlent d’un « mépris » qui fragilise les institutions locales.
Comment demander à un député de contrôler le gouverneur, de défendre l’intérêt de la population, quand lui-même n’arrive plus à payer le loyer ou la scolarité de ses enfants ? La question fait mal et elle est posée.
Cette situation dépasse les individus, Quand les assemblées provinciales sont asphyxiées, c’est tout le contrôle démocratique qui recule.
Budgets provinciaux non examinés à fond, gouverneurs moins surveillés, projets locaux bloqués : le prix, c’est la population qui le paie.
Neuf mois d’arriérés, ce n’est plus un retard. C’est une crise institutionnelle, Et les députés rappellent que sans assemblées fortes, la décentralisation promise reste un slogan.
Ils exigent maintenant l’application immédiate des instructions présidentielles et le paiement de tous les arriérés, Le message est clair : payer les élus provinciaux, c’est respecter la Constitution et donner aux provinces les moyens de fonctionner, La balle est dans le camp du gouvernement.
En attendant, dans les 26 provinces, la grogne s’organise, Et la question revient : qui contrôle les contrôleurs quand ils ont faim ?
David BELANDA
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