
Dans une alerte relayée ce vendredi 6 mars 2026, l’activiste des droits humains Jacques Sinzahera tire la sonnette d’alarme sur la situation critique des militaires congolais qui, sur demande de Sultani Makenga, coordonnateur militaire de la rébellion AFC-M23, avaient manifesté leur volonté de rejoindre les rangs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Ces militaires s’étaient présentés lors de la parade du 4 janvier 2026 au camp de Rumangabo, répondant à l’appel de Makenga pour entamer le processus de retour vers le gouvernement via le CICR, à Beni ou Uvira.

Selon Jacques Sinzahera, cette initiative s’est transformée en un piège : les militaires volontaires ont été écartés et laissés dans des conditions inhumaines, constituant une violation flagrante du droit international humanitaire.
« La situation des militaires rendus à Rumangabo devient catastrophique. Tous ces militaires ont été écartés et ils vivent maintenant le calvaire à Rumangabo », dénonce l’activiste.

Jacques Sinzahera appelle la communauté internationale, à travers la MONUSCO, ainsi que le CICR, à intervenir rapidement pour initier le rapatriement de ces militaires vers le gouvernement congolais.
« Aujourd’hui, il y a au moins deux militaires qui meurent chaque semaine, faute de médicaments et de nourriture, simplement parce qu’ils ont exprimé leur volonté de rejoindre les FARDC », alerte Sinzahera.
L’activiste rappelle également que plusieurs militaires et policiers patriotes ayant répondu à l’appel du Général Sylvain Ekenge pour fuir le camps de l’ennemi et réintégrer l’armée gouvernementale n’ont toujours pas perçu leurs salaires et primes, malgré leurs efforts pour défendre la nation.
Cette dénonciation, détaillée dans la vidéo ci‑dessous, met en lumière une urgence humanitaire et sécuritaire à Rumangabo, nécessitant une action rapide des autorités congolaises et de la communauté internationale.
La rédaction
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