
En République démocratique du Congo, la question des passeports refait surface et suscite de vives inquiétudes.
Alors que plusieurs organisations de participation citoyenne dénoncent déjà une hausse du prix du passeport dans certaines provinces, une nouvelle difficulté vient aggraver la situation : depuis près de deux à trois semaines, la société Dermalog, entreprise de droit allemand chargée de l’impression des passeports congolais, aurait suspendu ses activités suite à une rupture de stock des carnets.
Conséquence directe : le ministère des Affaires étrangères se retrouve dans l’incapacité de délivrer ce document essentiel aux requérants. Dans plusieurs centres de capture à travers le pays, les demandeurs attendent sans réponse claire, plongeant des milliers de citoyens dans l’incertitude.
Cette situation impacte lourdement les Congolais qui doivent voyager pour des raisons professionnelles, académiques, médicales ou familiales.
Pour un pays aux dimensions continentales et aux ressources considérables, cette incapacité à assurer la disponibilité d’un document aussi fondamental soulève des interrogations sur l’anticipation et la gestion des services publics.
Jules Ngeleza, acteur de la société civile et défenseur des droits humains basé au Nord-Kivu, affirme que la pénurie est constatée dans plusieurs centres de capture.
Il déplore l’absence de communication officielle et estime que le silence des autorités alimente davantage les frustrations, selon lui, l’accès aux documents administratifs de base relève d’un droit fondamental qui mérite une gestion rigoureuse et transparente.
Il appelle également le Président de la République, Félix Tshisekedi, à s’impliquer personnellement dans ce dossier. Il rappelle l’engagement présidentiel visant à ramener le prix du passeport à 75 dollars américains et à promouvoir une administration plus efficace.
Pour cet acteur de la société civile, la persistance de cette crise risque d’entacher l’image du chef de l’État si des mesures urgentes ne sont pas prises pour mettre fin aux dysfonctionnements dénoncés.
À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a encore été rendue publique pour rassurer les citoyens sur la reprise effective de la production.
RÉDACTION
Kivupress24 L'actualité de dernières secondes avec professionnalisme et engagement citoyen