Par Moise Kighoma
Le Royaume-Uni a mis à jour ses conseils de voyage pour le Burundi, déconseillant désormais tout déplacement non essentiel.
Le Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) cite comme principales raisons les tensions politiques persistantes, la répression ponctuelle des manifestations et la fragilité des infrastructures de sécurité dans certaines régions.
Les voyageurs britanniques sont invités à reconsidérer leurs projets, à rester en contact avec les services consulaires et à éviter les rassemblements publics ou toute situation susceptible de présenter un risque, même les déplacements professionnels ou humanitaires doivent être soigneusement planifiés et évalués.
Certaines zones sont particulièrement préoccupantes, notamment les régions situées le long de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC).
Le FCDO met en garde contre les risques accrus de violences armées, d’incidents transfrontaliers et d’activités criminelles opportunistes telles que vols et enlèvements.
Ces zones, souvent isolées et peu surveillées, demeurent fortement déconseillées et même les voyages jugés essentiels y sont soumis à de strictes mesures de prudence.
Les routes et les transports publics peuvent également présenter des risques supplémentaires.
Cette mise à jour pourrait également affecter les organisations internationales, ONG et entreprises opérant au Burundi, qui sont invitées à renforcer leurs dispositifs de sécurité, à réévaluer les déplacements de leur personnel et à mettre en place des plans d’urgence.
Elle reflète par ailleurs les inquiétudes concernant la stabilité régionale dans les Grands Lacs, où la situation sécuritaire reste fragile.
Les voyageurs sont donc appelés à faire preuve de prudence maximale, à suivre l’évolution de la situation et à prioriser leur sécurité avant tout déplacement.
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