La ville de Kamituga, dans le territoire de Mwenga (Sud-Kivu), a replongé dans la peur dans la soirée du 25 novembre, lorsque des tirs nourris ont été signalés dès 18h10 dans plusieurs quartiers.
Selon des témoins, des éléments des FARDC et des groupes Wazalendo, arrivés en repli des zones de combats de Kilungutwe et Kasika, auraient procédé à des forçages de portes et multiplié les mouvements armés dans la ville.
Ces incidents surviennent alors que les médias locaux signalaient déjà une montée de tension à Kamituga, avec commerces fermés et rues désertées en raison de la présence accrue de militaires et combattants.
Face à cette situation, la société civile de Kamituga exprime une vive inquiétude et dénonce ce qu’elle qualifie de « militarisation dangereuse » de la cité.
Elle demande notamment le retrait immédiat des groupes Wazalendo stationnés dans les quartiers résidentiels, qu’elle accuse d’intimidations et d’exactions, ainsi qu’une clarification de la chaîne de commandement entre FARDC et milices d’autodéfense afin d’éviter des dérapages contre les civils.
Elle insiste également sur la nécessité de mettre fin aux fouilles arbitraires, d’assurer la protection des biens et de prévenir tout risque de nouveaux pillages, déjà observés lors des affrontements du mois d’octobre.
La société civile appelle enfin les autorités provinciales et nationales à rétablir l’autorité de l’État par des mesures urgentes et visibles.
Elle réclame l’envoi d’une mission officielle à Kamituga, l’ouverture d’enquêtes sur les abus signalés et une assistance pour les familles affectées par la crise sécuritaire grandissante dans le territoire de Mwenga.
En attendant des réponses concrètes, la ville reste paralysée, ses habitants cloîtrés chez eux, dans l’attente d’un retour au calme.
Kighoma moise
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