
Les craies sont posées à Beni, Depuis ce lundi, les enseignants des écoles publiques et conventionnées du Nord-Kivu ont déclenché un mouvement de grève, La cause : deux mois d’arriérés de salaire, Dans les quartiers, les salles de classe sont restées fermées.
Des milliers d’élèves renvoyés à la maison, en plein troisième trimestre, Pour les syndicats, la mesure est dure mais nécessaire, « On ne peut pas enseigner le ventre vide », lâche un gréviste rencontré devant l’EP Furu.
Le ras-le-bol est profond, Deux mois sans salaire dans une ville où le coût de vie explose, c’est intenable, Loyer, transport, nourriture : les enseignants disent vivre à crédit. Certains parlent de vendre des biens pour survivre, La grève n’est pas un caprice.
C’est un cri d’alarme lancé aux autorités provinciales et nationales, Car sans paie, pas d’école. Et sans école, c’est l’avenir de toute une génération qui se joue à Beni, ville déjà meurtrie par l’insécurité.
Derrière les revendications salariales, c’est toute la question de la dignité de l’enseignant qui revient, Comment exiger la qualité, la discipline, le dévouement, quand l’État ne respecte pas sa part du contrat ?
Les syndicats préviennent : pas de reprise sans paiement intégral des arriérés et sans garanties pour la suite, Ils appellent la Division provinciale de l’EPST et le gouvernement à agir vite, Chaque jour perdu est un jour volé aux enfants.
À Beni, l’école est plus qu’un bâtiment, C’est un refuge, un espoir, un rempart contre l’oisiveté et l’enrôlement, La voir fermer pour des raisons de salaire fait mal.
L’urgence est là : payer les enseignants, rouvrir les classes, sauver l’année scolaire, Les parents attendent, les élèves aussi, La balle est dans le camp des décideurs, Beni n’a pas besoin d’une école morte, Elle a besoin d’une école debout.
David BELANDA
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