Élection présidentielle en Tanzanie : voici la position de Dodoma face aux critiques internationales

Au lendemain de sa réélection largement contestée, la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a fermement rejeté les critiques émises par plusieurs missions d’observation internationales concernant le déroulement du scrutin, Alors que l’Union africaine, des ONG et des partenaires étrangers appellent à des réformes profondes du système électoral, la cheffe de l’État défend la légitimité du processus et dénonce ce qu’elle qualifie d’ingérence étrangère”.

Selon la présidente, l’élection du 29 octobre – marquée par des violences poste électorales et une forte pression sécuritaire – a été “conduite de manière efficace”, dans le respect des procédures nationales.

Elle souligne notamment la participation de 17 candidats, un élément qui, d’après elle, témoigne d’une “pluralité politique suffisante” pour garantir la crédibilité du scrutin.

Cette position intervient alors que plusieurs rapports internationaux pointent des manquements graves, notamment l’exclusion de plusieurs figures majeures de l’opposition, des entraves à la campagne électorale, des arrestations arbitraires et des perturbations de communication, dont des coupures d’Internet.

Des organisations régionales et occidentales estiment que ces conditions ont nui à la transparence du vote.

Face à ces critiques, Dodoma se montre inébranlable. Samia Suluhu affirme que certaines recommandations formulées par les observateurs relèvent “d’exigences disproportionnées” qui ne prennent pas en compte les réalités politiques et sociales de la Tanzanie.

Elle accuse certaines voix étrangères de vouloir “imposer des modèles” qui ne correspondent pas aux besoins locaux.

La présidente insiste par ailleurs sur le fait que la stabilité nationales demeure une priorité absolue. Elle rappelle que le gouvernement a déjà mis en place une commission d’enquête pour faire la lumière sur les violences survenues après le vote, et que les conclusions de cet organe permettront d’éclairer d’éventuelles mesures internes avant toute intervention extérieure.

Alors que la tension politique reste palpable dans le pays, la position tanzanienne face aux critiques internationales laisse entrevoir une approche résolument souverainiste : maintenir le contrôle du processus électoral tout en préservant l’image d’un État capable de gérer ses propres crises.

Reste à savoir si cette ligne défensive suffira à rassurer les partenaires internationaux, dont la coopération financière et diplomatique pourrait être affectée par les préoccupations soulevées autour de la gouvernance et du respect des droits civiques.

Signé Moses Faida

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